Blog Réglementation La visite de la commission de sécurité : ce qu'elle vérifie, et ce qu'on lui présente

La visite de la commission de sécurité : ce qu'elle vérifie, et ce qu'on lui présente

La commission passe tous les trois ou cinq ans selon le type et la catégorie, et un article du code de la construction énumère ce qu'elle contrôle. Deux avis favorables consécutifs ouvrent un délai plus long — l'assiduité se récompense, et le texte le dit.

P L'équipe Pyrolis · Rédaction sécurité incendie · Publié le 1 sept. 2026 · 5 min de lecture Réglementation

La visite périodique de la commission de sécurité est le moment où l'exploitation se lit dans les papiers. Deux textes la gouvernent : GE 4 de l'arrêté du 25 juin 1980 pour le rythme, et R. 143-41 du code de la construction pour l'objet.

Le rythme : trois ans ou cinq ans

GE 4 renvoie à un tableau qui croise le type en colonnes et la catégorie en lignes, pour les quatre premières catégories. Deux valeurs y figurent — trois ans et cinq ans — et la cellule qui concerne un établissement donné se lit sur ce tableau.

Deux règles générales encadrent ce tableau, et elles se retiennent :

Une colonne du tableau mérite d'être connue : le type R y est dédoublé. R (1) désigne les établissements avec hébergement, R (2) ceux sans hébergement — et les deux ne suivent pas le même rythme. Un internat et une école primaire relèvent du même type au sens de GN 1, mais pas de la même ligne ici.

  • un établissement composé de plusieurs bâtiments isolés voit sa catégorie déterminée bâtiment par bâtiment, mais la visite périodique porte sur l'ensemble, à la périodicité la plus courte des bâtiments qui le composent ;
  • la fréquence peut être modifiée par arrêté municipal ou préfectoral, après avis de la commission de sécurité — le tableau donne la règle, l'autorité locale peut la resserrer.

L'extension à cinq ans, et sa condition

GE 4 porte un mécanisme qui récompense un dossier tenu. Pour un établissement sans locaux à sommeil, le délai de la prochaine visite périodique peut être porté à cinq ans au maximum lorsque deux visites consécutives ont conclu à un avis favorable à la poursuite de l'exploitation, la précédente ayant eu lieu dans les délais réglementaires.

C'est une conséquence directe de la qualité du suivi : un registre à jour et des rapports produits sans retard allongent l'intervalle entre deux visites. La contrepartie est symétrique — un avis défavorable ramène l'établissement au rythme court.

Ce que la visite contrôle

R. 143-41 soumet les établissements à des visites de contrôle périodiques et à des visites inopinées, et énumère leur objet :

  • la conformité aux règles de sécurité ;
  • le bon fonctionnement du matériel de secours et de lutte contre l'incendie ;
  • la mise en œuvre des dispositions d'évacuation des personnes en situation de handicap ;
  • la réalisation effective des vérifications prévues à l'article R. 143-34 ;
  • les améliorations à proposer et les adaptations nécessaires.

Le quatrième point est celui qui se prépare : la commission vérifie que les vérifications ont bien été faites. Ce contrôle porte sur des pièces, et ces pièces sont produites tout au long de l'exploitation.

L'exploitant est attendu sur place

R. 143-42 prévoit que l'exploitant assiste à la visite ; un rapport écrit est établi et les résultats lui sont communiqués. MS 52 le dit d'une autre manière pour la vie courante : pendant la présence du public, l'exploitant ou son représentant se trouve dans l'établissement, notamment pour donner accès à la commission de sécurité et assurer la mise à jour du registre de sécurité.

Les pièces à avoir sous la main

Le registre de sécurité de R. 143-44 est la pièce centrale : il documente les travaux, le personnel chargé du service d'incendie, les consignes d'évacuation, les vérifications et les exercices. Autour de lui viennent les rapports que le règlement distingue selon leur signataire.

Trois d'entre eux relèvent d'un organisme agréé et portent chacun un sigle — RVRAT, RVRE, RVRMD — quand le rapport annuel d'une entreprise de protection incendie n'en porte aucun. Ce partage décide de ce qu'une entreprise peut signer : nous l'avons détaillé dans RVRAT, RVRE, RVRMD : trois vérifications, trois rapports.

S'y ajoutent les pièces que d'autres articles réclament nommément : la date des exercices d'instruction (MS 51), et pour un site qui emploie des salariés, le registre distinct tenu à la disposition de l'inspection du travail — voir Exercices d'évacuation : une seule périodicité chiffrée, et deux registres.

La bascule en 5e catégorie change le régime de vérifications que la commission contrôle : Cinquième catégorie, ce qui change en 2026.

Ce qu'on retient
  • GE 4 croise le type et la catégorie pour donner une périodicité de trois ou cinq ans ; la cellule exacte se lit sur son tableau.
  • Plusieurs bâtiments isolés : la visite porte sur l'ensemble, à la périodicité la plus courte.
  • Deux avis favorables consécutifs peuvent porter le délai à cinq ans, pour un établissement sans locaux à sommeil.
  • R. 143-41 fait porter le contrôle sur la réalisation effective des vérifications de R. 143-34 — c'est-à-dire sur des pièces.

GE 4 a été relevé le 1er septembre 2026 sur Légifrance, dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 2015, et relu le 3 septembre ; R. 143-34, R. 143-41, R. 143-42 et R. 143-44 dans le code de la construction et de l'habitation. Le tableau de GE 4 croise quinze colonnes de types — J, L, M, N, O, P, R (1), R (2), S, T, U, V, W, X, Y — et quatre catégories, avec des croix en cellules. Trois lectures successives de ce tableau ont donné trois répartitions différentes : cet article en donne donc la structure, ses deux valeurs et le dédoublement de R, et renvoie à la lecture de la cellule sur le texte. La fréquence peut par ailleurs être modifiée par arrêté municipal ou préfectoral après avis de la commission.

Questions fréquentes

Tous les combien la commission de sécurité visite-t-elle un ERP ?

Tous les trois ans ou tous les cinq ans, selon le croisement du type et de la catégorie donné par le tableau de l'article GE 4 de l'arrêté du 25 juin 1980. La fréquence peut être modifiée par arrêté municipal ou préfectoral, après avis de la commission.

Peut-on espacer les visites périodiques ?+

Que vérifie exactement la commission ?+

Que se passe-t-il pour un établissement composé de plusieurs bâtiments ?+

Ces contenus sont fournis à titre d'information générale. Malgré le soin apporté à leur vérification, ils peuvent comporter des imprécisions ou des interprétations discutables des textes cités ; ils ne constituent pas un conseil juridique et n'engagent pas la responsabilité de Pyrolis. Seuls font foi les textes officiels — normes, règlements, publications aux journaux officiels — dans leur version en vigueur.

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L'équipe Pyrolis

Pyrolis édite la plateforme de gestion des entreprises de sécurité incendie. Les articles sont relus contre les textes normatifs et réglementaires qu'ils citent ; seuls ces textes font foi.

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